esthétique réussite

... éloge de la chirurgie esthétique par un pionnier ...

anne marie kapron docteur E. BOURGOIN
Au siècle dernier,

il était de bon ton de ne paraître attacher aucune importance au corps humain, seule l'âme semblait digne de retenir l'attention de l’homme cultivé. Il n'en est plus de même maintenant, et chacun de nous, instinctivement cherche à perfectionner, sinon sa beauté, du moins son bon état physique. L'être humain s'est enfin aperçu que son corps ne devait pas être revêtu de l'enveloppe quelconque, souvent défectueuse, que lui a donné la nature, alors que par des soins intelligents, il lui était possible de perfectionner cette guenille et d'en faire un vêtement harmonieux.

Dans la lutte, de plus en plus âpre, pour l'existence, un aspect physique convenable est devenu absolument nécessaire, non seulement parce que les êtres laids inspirent quelquefois de l'inimitié, mais encore parce que la laideur retire à l'homme la confiance en soi qui lui est indispensable
Depuis peu d'années seulement,

l'humanité est devenue pitoyable aux déshérités de la nature. Autrefois, les êtres difformes n'excitaient que la risée, et même la méchanceté de la foule, indifférente à leurs souffrances. La laideur était un objet d'horreur ou de mépris, mais jamais de compassion. Il n'en est plus de même aujourd'hui, et l'espèce humaine, moins cruelle, comprend la nécessité de remédier, quand c'est possible, aux erreurs de la nature.

il n'est pas exagéré de dire que la laideur est une souffrance et une souffrance continue, non seulement pour celui qui en est affligé, mais encore pour ceux qui en sont les spectateurs. Il faut aller plus loin, et affirmer sans hésiter que la laideur, quelle qu'elle soit, est une maladie.

Que ce soit un bec de lièvre, une calvitie, des poches sous les yeux, des oreilles décollées, un nez difforme horriblement long ou ridiculement épaté, ou bien encore convexe ou complètement effondré des seins hypertrophiés et pendants , un double menton , des rides de la face, des cicatrices, il y a là une défectuosité du corps, une véritable maladie. On verra dans ce livre que cette maladie est le plus souvent traitable et guérissable. Corriger un défaut quel- conque chez un être humain, ce n'est donc même pas chercher un perfectionnement, c'est seulement ramener la conformation de cet être à la normale.

Toutes les laideurs, quelles qu'elles soient, répétons-le, ont le droit d'être soignées et supprimées. A côté de la grande chirurgie, qui lutte de toute ses forces contre la maladie, la souffrance physique et la mort, .est venue se placer sa fille cadette, la chirurgie esthetique dont le rôle est non seulement d'attaquer la laideur et la vieillesse, sources de tant de douleurs morales, mais encore de créer le charme, de remodeler le gable, de soigner, d'entretenir et souvent de façonner la beauté humaine, source de tant de joies. L 'homme ne veut plus se contenter de vivre, il veut .vivre dans les meilleures conditions possibles, sous une enveloppe charnelle aussi perfectionnée qu'elle peut être ou le redevenir.
Ce n'est pas sans peine

que la chirurgie esthétique a conquis son droit à l'existence. De longues années, elle a dû lutter contre des obstacles sans cesse renouvelés devant elle. Forte du sentiment de son utilité, consciente de tout le bien qu'elle peut et pourra faire, elle a passé outre et luttant contre les préjugés sociaux, elle a survécu à leurs attaques, justifiant par son existence même, sa légitimité.

La plus grosse objection qui fût présentée, lors de l'apparition de la chirurgie esthétique, fut celle du droit, pour le chirurgien, de s'y livrer Il ne fallait pas, disait-on, faire d'opération chirurgicale qui n'eut pas pour but de sauver une vie en danger. Cette opinion, quand on y réfléchit bien, ne s'appuie sur aucun argument valable, mais seulement sur des préjugés anciens. Aucune loi, ni naturelle, ni morale, ne s'oppose à ce qu'un homme veuille corriger ses défectuosités physiques

Depuis des milliers d'années , l'espèce humaine cherche à se perfectionner intellectuellement, pourquoi ne chercherait-on pas aussi à l'améliorer physiquement?

Si l'on veut poser comme principe qu'il faut laisser l'homme tel que la nature l'a fait, il faut supprimer tous les moyens de perfectionnement, quels qu'ils soient. On ne voit pas, par exemple , pourquoi la correction du strabisme serait moins permise par intervention chirurgicale que par le port de lunettes. D'ailleurs, que dire des opérations, nullement discutées celles- là, du bec-de-lièvre ou du pied bot; condamnera-t-on le chirurgien qui les pratique? A-t-on condamné celui qui a séparé les sœurs siamoises? Et le médecin qui, pour redresser la colonne vertébrale d'un enfant , immobilise celui-ci dans un corset de plâtre, le jugera-t-on répréhensible? Comme on le voit, la question ne supporte pas l'examen. ,

Puisqu'on a admis de corriger la nature par certaines opérations, il faut admettre aussi qu'on puisse retoucher son œuvre partout où ce sera possible, afin de créer de la beauté ou pour le moins de la conserver.

Il faut complètement laisser de côté, l'idée ( d'un autre temps), qu'il est frivole et vain de s'occuper de son aspect physique.
La beauté humaine a une valeur certaine, intrinsèque. Les tribunaux ne jugent-ils pas tous les jours des procès basés sur une dépréciation corporelle?

Pour déterminer le dommage causé à la suite, par exemple, d'un accident d'automobile, les juges ne tiendront pas seulement compte de l ' l'incapacité de travail qu'a subi la victime, ils évalueront aussi, et à un prix parfois très élevé , la laideur causée par les suites des blessures reçues. Lorsqu'il s'agira d'un individu exerçant un métier où l'aspect physique joue un grand rôle, les indemnités allouées pourront atteindre une somme aussi haute que s'il y avait perte d'un membre. L'usage a créé un barème qui détermine avec précision, suivant le métier de la victime, la valeur de la perte d'esthétique qu'el le a subie.

Pourquoi donc alors, puisque l'on condamne les atteintes portées accidentellement à la beauté physique, ne pas vouloir admettre les efforts fait par les chirurgiens pour conserver ou créer cette beauté?

Il faut se souvenir aussi que certaines tares extérieures sont moralement plus douloureuses. que ne le sont physiquement certaines lésions se réclamant de la chirurgie générale. Nombreux sont les disgraciés qui, obsédés par ce qu'ils pensent être un sujet de dérision, sombrent dans les troubles nerveux très graves.

Il faut avoir écouté les aveux de ces malheureux pour sonder leur profonde détresse, et comprendre à quel point le Professeur Ombredanne avait raison lorsqu'il disait:« Dans certains cas, quand vous avez fait une opération plastique, ce n'est pas seulement de la forme que vous avez créée, mais du bonheur ».

C'est une vue étroite de l'esprit de considérer que seuls les malades supposés gravement , atteints méritent la pitié; beaucoup d'autres souffrent bien d'avantage d'un petit détail qui nous paraît sans importance.

Leur état psychique est tel que la disparition d'une petite disgrâce aura sur leur santé générale une amé lioration beaucoup plus importante que la cure d'une très grave maladie, chez un sujet sans réaction nerveuse.

Pour toutes ces raisons, il faut que ceux qui n'ont pas besoin de la chirurgie esthétique ne la discréditent pas. Ils comprendraient mieux l'intérêt de cette science nouvelle s'ils pensaient aux tourments incessants de ceux qui comptent , parmi les déshérités de la nature. Ceux-ci deviennent quelquefois de graves déséquilibrés, cristallisant dans leur cerveau, autour d'une défectuosité corporelle, les pires désespoirs.

Bien ,souvent l' on voit une disgrâce peu prononcée et facile à corriger prendre une importance énorme dans les pensées d'un malheureux être, et devenir pour lui une véritable infirmité. C'est là que la bienfaisante chirurgie esthétique pourra donner toute sa mesure et, en effaçant la petite tare du corps, faire disparaître instantanément l'immense diminution morale qui en est résultée.
il existe encore un argument

très important en faveur de la chirurgie esthétique, c'est celui de son utilité matérielle. Il est indéniable que la laideur d'un homme - et encore plus celle d'une femme - est un obstacle dans la lutte pour l'existence. Chez certains êtres, particulièrement disgraciés, cet obstacle pourra être tel que le simple gain du pain quotidien deviendra impossible.

Inconsciemment cruels, les patrons choisiront toujours, parmi plusieurs candidats., ceux dont l'aspect physique sera le plus engageant. Certains même évinceront systématiquement tous ceux qui n'auront pas une: tournure suffisamment agréable, et, si impitoyable que puisse être la règle, il faut reconnaître qu'elle se base sur de sérieuses raisons. Il est certain que, toutes leurs autres qualités étant égales, deux personnes inégalement belles obtiendront, chaque fois qu'il leur faudra être en rapport avec le public, des résultats différents, l'instinct humain se portant toujours vers l'être le plus séduisant. physiquement.

Que dire alors des professions où la beauté est indispensable: chez bien des artistes de théatre ou de cinéma, la chirurgie esthétique a été la chirurgie du bonheur », qui leur a permis de prolonger leur carrière au moment où elles se sentaient en pleine possession de leur talent, mais aussi où elles voyaient rapidement diminuer leur attraits physiques et disparaître beaucoup de leur charme,

A ceux qui vivent grâce à,leur beauté comme à ceux que leur laideur prive de la vie normale qui leur est due, la chirurgie esthétique se doit de donner son appui et son secours. Certaine d'apporter à l'humanité une nouvelle source de bonheur, cette jeune science poursuivra sa marche en avant sans que rien ne puisse l'arrêter, augmentant chaque jour le nombre de bienfaisants miracles.

Extrait du livre « Les possibilités de la Chirurgie Esthétique » Dr E. Bourgoin

Editions Lacroix Freres 1933.


Docteur Anne marie KAPRON

Médecine et chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
Spécialiste qualifiée

Consultation à PARIS
74 rue Rodier 75009 PARIS

Tél : + 33 (0)1 42 802 511
Mail : docteurkapron@orange.fr

Esthétique Réussite Copyright 2015 - Tous droits réservés